La petite histoire

Sosa 71 · Génération VII · Branche Heyvaert

Maria Anna van Herrewegen

1750/1754 – 1825

aussi écrite Van Errewegen (1777)

Vérifié sur document

Cultivatrice à Merchtem, née au village et morte au village, dans sa maison du lieu-dit Holbeke, le 18 avril 1825. Mariée au village le 15 juillet 1777 ; le curé écrit « Maria Anna Van Errewegen ». Veuve depuis neuf ans. Elle avait consenti au mariage de sa fille en 1821, puis à celui de son fils Thomas en 1822 — c’est ce fils qui vient déclarer sa mort, et qui ne sait pas signer. Son acte de décès nomme ses parents, Jan Baptista van Herrewegen et Elisabeth Geerens : il règle du même coup une question laissée ouverte par le baptême de sa fille, où un Judocus van Herrewegen signait comme parrain d’une grande main — ce n’était pas son père. Le même acte appelle son mari « Theodorus », comme le registre de leur mariage, quand cinq autres pièces disent Judocus Roosemont. Son âge, lui, varie de trois ans d’un acte à l’autre. Inconnue de tous les arbres consultés.

Naissanceentre 1750 et 1754, Merchtem
Décès18 avril 1825, Merchtem
ProfessionLandbouwster
RésidenceMerchtem
UnionJudocus Roosemont — mariés le 15 juillet 1777, Merchtem, union non vérifiée
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
Maria Annavan Herrewegen1750/1754 – 1825JudocusRoosemont1754/1755 – 1816

Les pièces

Les documents d’archives rassemblés pour cette personne — cliquer pour ouvrir l’image en pleine taille.

Acte de décès de Maria Anna Van Herrewegen, veuve de Judocus Roosemont, Merchtem, 19 avril 1825 (décédée le 18), acte n° 35
Acte de décès de Maria Anna Van Herrewegen, veuve de Judocus Roosemont, Merchtem, 19 avril 1825 (décédée le 18), acte n° 351825-04-19_acte-deces-Merchtem_n35.jpg

Ce que les actes racontent

La maison d’Holbeke

Maria Anna van Herrewegen est morte le 18 avril 1825, à une heure de l’après-midi, dans sa maison du lieu-dit Holbeke, à Merchtem. Elle avait septante-quatre ans, et elle était née dans ce village.

C’est une des rares fois où ces registres disent où quelqu’un habitait. Ils donnent la commune, presque jamais le lieu-dit ; ici l’officier a écrit in haer huis op d’Holbeke, et on tient d’un mot la maison où cette femme a vécu et où elle est morte.

Op héden den negentienden April duyzend acht hondert vyf-en-twintig, ten negen uere vóór middag, voor Ons Maximiliaan Brambilla, Meyer ambtenaer van den borgerlyken staet der gemeynte van Merchten, Zuid Braband omtrek Brussel, is gecompareerd Thomas Roosemont, oud twee en dertig jaeren, beroep van landbouwer, woonende te Merchten, zone van de overledene, en Jan Frans De Moor, oud vyf en veertig jaeren, beroep van landbouwer, woonende te Merchten, gebuer van de overledene, de welke ons hebben verklaert, dat Maria Anna van Herewegen, oud vier en zeventig jaeren, landbouwerse, geboren en woonende tot Merchten, weduwe van Theodorus Roosemont, dochter van Jan Baptista ende Elisabeth Geerens, egtgenoten overleden tot Merchten, overleden is in deeze gemeente den achtienden deezer loopende maand April ten een uere naer middag, in haer huis op d’Holbeke. Waer van acte gemaakt in de tegenwoordigheid der comparanten, op lezinge gedaan hebbende comparanten verklaard ongeletterd te zyn, en wy getekend.

Elle était veuve depuis neuf ans. Elle avait épousé Judocus Roosemont au village quarante-huit ans plus tôt, le 15 juillet 1777 ; le curé l’avait inscrite « Maria Anna Van Errewegen », sans le H. Cultivatrice, comme son mari l’avait été, comme le sont ses enfants. En 1821 puis en 1822, elle était venue à la maison communale consentir au mariage de sa fille, puis de son fils ; les deux fois, le registre la dit présente.

Le fils qui vient le dire

C’est ce fils, Thomas, qui vient déclarer sa mort le lendemain matin. Il a trente-deux ans, cultivateur au village, et l’acte précise ce qu’il est : zone van de overledene, fils de la défunte. Il n’est pas venu seul — un voisin de quarante-cinq ans l’accompagne, comme la loi l’exige.

Ni l’un ni l’autre ne sait écrire. L’officier note qu’ils se sont déclarés illettrés, et signe seul au bas de la page.

Ce que l’acte apprend d’un siècle plus haut

En nommant les parents de la morte — Jan Baptista van Herrewegen et Elisabeth Geerens, tous deux morts à Merchtem avant elle —, cet acte fait entrer deux personnes de plus dans l’histoire, et il en écarte une.

Au baptême de sa fille, en janvier 1791, un Judocus van Herrewegen avait signé comme parrain, d’une grande main sûre : la seule signature de ce nom que la famille ait laissée. On avait pu croire que c’était le grand-père de l’enfant. Il ne l’était pas. Le père s’appelait Jan Baptista, et il faut chercher ce Judocus ailleurs — parmi les frères, sans doute.

Sources