À propos
Qui raconte,
et pourquoi
Ce site raconte une famille par ses actes. Il est tenu par Didier Heyvaert, dont l’ascendance en est le sujet : tout part de lui, et remonte.
L’idée
Une généalogie se copie vite et se prouve lentement. Les arbres en ligne se recopient les uns les autres, avec leurs erreurs ; un registre, lui, a été écrit sur place, le jour même, par ceux qui y étaient. Ce site ne retient que ce que les registres constatent — et il le montre : chaque page porte les actes qui la fondent, transcrits, traduits quand ils sont en néerlandais ou en latin, et l’image du document quand on la possède.
Ce qui n’est pas prouvé est dit comme tel. Une date qui vient d’un arbre consulté en ligne est annoncée ainsi ; une parenté que rien n’établit encore reste une piste, écrite au conditionnel ; une erreur de lecture, une fois découverte, n’est pas effacée mais racontée, parce qu’elle dit comment on a cherché. La manière dont chaque preuve est pesée est expliquée sur la page d’accueil.
Les personnes vivantes n’y paraissent que par leur prénom, sans date ni document.
Un chantier
Ce site est en cours de construction, et le restera : chaque acte retrouvé ouvre sur d’autres, et une généalogie ne se termine pas. Des branches s’arrêtent net, des pages attendent leur récit, des dates restent au conditionnel — c’est l’état de la recherche, pas un oubli. La date de la dernière mise à jour se lit en tête de la page d’accueil ; ce qui a changé, et pourquoi, se lit dans le journal, entrée par entrée.
Ce que veut dire « sosa »
Un petit nombre revient sur ces pages, en marge des noms et sur les cases de l’arbre. C’est le numéro sosa, et il n’a rien de savant : c’est une façon de numéroter ses ancêtres qui tient en une règle. La personne dont on part reçoit le 1. Le père d’une personne porte le double de son numéro, la mère le double plus un. Et on recommence, de génération en génération.
Ici, Didier porte le numéro 1. Son père Franz a donc le 2, sa mère Angèle le 3. Les parents de Franz suivent avec le 4 et le 5 — Louis et Léontine —, ceux d’Angèle avec le 6 et le 7 — Célestin et Léa. À la génération suivante, les numéros vont de 8 à 15, puis de 16 à 31, et ainsi de suite : chaque génération en arrière double le nombre de places.
Trois choses en découlent, qui rendent ce numéro commode. Les hommes portent toujours un numéro pair, les femmes un numéro impair — sauf le 1, qui peut être l’un ou l’autre. Le numéro dit à lui seul à quelle génération on se trouve. Et surtout, il désigne une personne sans ambiguïté : quand trois hommes d’un même village s’appellent Jan Baptist Thomas, leur numéro, lui, ne se confond pas.
Le procédé est ancien — un religieux espagnol, Jérôme de Sosa, l’emploie dès 1676 ; un généalogiste allemand, Stephan Kekulé von Stradonitz, le remet en usage à la fin du XIXe siècle. Les généalogistes l’appellent depuis la numérotation Sosa-Stradonitz, ou simplement le sosa.
Corriger, compléter
Les registres se lisent avec des yeux humains, et les yeux se trompent : une date mal lue, un prénom mal transcrit, une parenté déduite trop vite. Quiconque relève une erreur ou une imprécision dans ces pages rend service en le signalant. Et quiconque détient une pièce, un souvenir, un document de famille qui compléterait un récit — un faire-part, une photographie, une lettre, une date qui manque — est le bienvenu.
L’adresse est didier@heyvaert.net. Chaque message est lu ; chaque correction est faite en citant d’où elle vient.