La petite histoire

Sosa 86 · Génération VII · La septième génération · Branche Van de Winkel

Petrus De Donder

1759/1760 – 1826

Vérifié sur document

L'acte de décès de sa fille le disait seulement « wylen » — feu ; le mariage de cette même fille a donné le jour ; son propre acte de décès a fait le reste. Il était cultivateur au hameau d'Ossel mais né à Merchtem, à une lieue de là : la souche n'est donc pas de Brussegem. Son fils est venu le déclarer avec un voisin que l'acte appelle son cousin — le père du garçon qui épousera sa fille quatre mois plus tard, si bien que les deux familles se savaient parentes avant ce mariage. À la place du nom de sa propre mère, le registre porte un trait.

Naissanceentre 1759 et 1760, Merchtem
Décès13 décembre 1826, Brussegem
ProfessionCultivateur
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
PetrusDe Donder1759/1760 – 1826ElisabethSterckx1761/1762 – ap. 1838

Les pièces

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4 — Son acte de décès, Brussegem, acte n° 42 de 1826, le dernier de l'année.
4 — Son acte de décès, Brussegem, acte n° 42 de 1826, le dernier de l'année.1826-12-13_acte-deces-Brussegem_n42.jpg

Ce que les actes racontent

Le dernier mort de l'année

Le registre des décès de Brusseghem pour 1826 se clôt sur quarante-deux noms. Le quarante-deuxième est le sien.

Le 13 décembre 1826, à sept heures du matin, Petrus De Donder meurt dans sa maison, au hameau de Linthout. Il a soixante-six ans, il est cultivateur, et il n'est pas d'ici : l'acte le dit né à Merchtem, à une lieue de là. Le lendemain après-midi, deux hommes viennent le déclarer — son fils Joannes Baptista, vingt-neuf ans, et un voisin de soixante ans, cultivateur comme lui, que l'acte appelle son cosyn, son parent. Ni l'un ni l'autre ne sait écrire. L'acte, traduit du néerlandais :

N° 42. Ce jourd'hui quatorze décembre mil huit cent vingt-six, à trois heures de l'après-midi, devant Nous Nicolaus Bouman, assesseur spécialement délégué, officier de l'état civil de la commune de Brussegem, Ophem, Ossel, arrondissement de Bruxelles, ont comparu Joannes Baptista DE DONDER, âgé de vingt-neuf ans, cultivateur, demeurant à Ossel, fils du défunt, et Judocus WALRAVENS, âgé de soixante ans, cultivateur, demeurant à Ossel, cosyn — parent — du défunt, lesquels nous ont déclaré que PETRUS DE DONDER, âgé de soixante-six ans, cultivateur, demeurant en cette commune, né à MERCHTEM, époux d'Elizabeth STERCKX, fils de Jan Baptista DE DONDER et de ————————, est décédé le treize de ce mois, à sept heures du matin, en sa maison sise au hameau de LINTHOUT. Lecture faite, les comparants ont déclaré être illettrés, et nous avons signé.

Ce voisin s'appelle Judocus Walravens. Quatre mois plus tard, le 26 avril 1827, son fils épousera la fille du mort. Les deux familles se savaient donc déjà parentes avant ce mariage — de quelle façon, aucun acte ne le dit encore.

Le trait à la place du nom

L'acte nomme le père du défunt : Jan Baptista De Donder. Puis, à l'emplacement de la mère, le greffier n'écrit rien. Il tire un trait.

Ce n'est pas une omission de copiste : c'est la marque que le déclarant, un fils de vingt-neuf ans, ne savait pas comment s'appelait sa grand-mère. Une génération avait suffi à perdre le nom, et le registre en garde la trace, honnêtement, sous la forme d'une ligne vide.

Elle est peut-être retrouvable — dans les registres paroissiaux de Merchtem, où il est né vers 1760, et qui commencent bien avant l'état civil. Mais ce jour-là, au comptoir de la maison communale, personne dans la pièce ne pouvait la dire.

Sources