Sosa 172 · Génération VIII · La huitième génération · Branche Van de Winkel
Jan Baptista De Donder
Nommé une seule fois, dans l'acte de décès de son fils, et par un petit-fils de vingt-neuf ans. À la place du nom de son épouse, le même acte porte un trait : la mémoire de la famille s'arrêtait là. Son fils étant né à Merchtem vers 1760, c'est dans les registres de paroisse de cette commune qu'il faut le chercher.
Ce que les actes racontent
Le nom qui a tenu, celui qui s'est perdu
En décembre 1826, à la maison communale de Brusseghem, un cultivateur de vingt-neuf ans vient déclarer la mort de son père. L'officier lui demande, comme la loi l'exige, de qui le défunt était fils.
Le jeune homme donne un nom : Jan Baptista De Donder. Pour la mère, il ne peut rien dire. L'officier n'insiste pas ; il trace une ligne à la place du nom et passe à la suite.
C'est tout ce que nous avons de lui : un prénom double, rapporté par un petit-fils, dans l'acte de décès d'un autre. Il vivait probablement à Merchtem, puisque c'est là que son fils est né vers 1760 — mais l'acte ne le dit même pas ; c'est une déduction.
Son nom a survécu d'une génération à celui de sa femme. Une ligne vide, dans un registre de campagne, marque l'endroit exact où la mémoire d'une famille s'arrête — et où les registres de paroisse, qui remontent plus haut que l'état civil, devront prendre le relais.