La petite histoire

Sosa 87 · Génération VII · La septième génération · Branche Van de Winkel

Elisabeth Sterckx

1761/1762 – ap. 1838

aussi écrite Maria Elizabeth (1838)

Vérifié sur document

Veuve depuis décembre 1826, elle vient seule au mariage de sa fille en avril 1827 y donner son consentement, et déclare ne pas savoir écrire ; elle a soixante-cinq ans. Les deux actes qui la nomment lui reconnaissent un métier à elle, cultivatrice au hameau d'Ossel, là où les registres de ces années nomment le plus souvent les femmes par leur mari. Le greffier de 1827 avait commencé à lui donner un prénom de plus, puis l'a biffé et a fait approuver la rature. Une coïncidence reste à éclaircir : l'officier qui dresse l'acte de 1838, bourgmestre de la commune, porte son nom.

Naissanceentre 1761 et 1762
Décèsaprès 1838
ProfessionCultivatrice
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
inconnus
ElisabethSterckx1761/1762 – ap. 1838PetrusDe Donder1759/1760 – 1826

Ce que les actes racontent

Cultivatrice à Ossel, et veuve

En avril 1827, Elisabeth Sterckx a soixante-cinq ans et elle est veuve depuis quatre mois. Elle vient à la maison communale de Brusseghem consentir au mariage de sa fille — seule, du côté de la mariée, puisque le père est mort en décembre. L'acte la dit landbouwerse, cultivatrice à Ossel, et note qu'elle ne sait pas écrire.

Un détail montre l'attention du greffier ce jour-là : il avait commencé à l'appeler « Anna Elisabeth », s'est repris, a biffé le mot, et a fait approuver la rature en fin d'acte. Elle s'appelle Elisabeth.

L'acte de 1838, dressé onze ans plus tard et dicté par son gendre, lui rendra un prénom de plus — « Maria Elizabeth ». C'est celui de 1827 qui fait foi : elle y était présente, et l'officier a vérifié jusqu'à son prénom.

Onze ans plus tard, en septembre 1838, quand meurt cette fille, elle est encore vivante — près de septante-six ans. L'acte la nomme une dernière fois, la situe au même endroit, et lui reconnaît le même métier.

Ce détail n'est pas rien. Les registres de ces années nomment le plus souvent les femmes par leur mari ; ceux-ci lui reconnaissent une exploitation. Son mari est mort, et c'est elle qui tient la terre — pendant douze ans au moins.

Une coïncidence intrigue, qu'il faut se garder de prendre pour un fait : l'officier de l'état civil qui dresse l'acte, bourgmestre de la commune, s'appelle Sterckx lui aussi. À Ossel, le nom est courant, et rien dans l'acte ne les rapproche. Mais un bourgmestre laisse des archives — c'est par là qu'on saura.

Sources