La petite histoire

Sosa 118 · Génération VII · Branche Defleur

Pierre Joseph Melot

1768 – 1839

Vérifié sur document

Baptisé à Sosoye le 28 avril 1768, fils de Jean Hubert Melot et de Marie Catherine Falmagne (« Maria » à l’acte), mariés dans la même église cinq ans plus tôt ; son parrain et sa marraine sont Pierre et Marie Joseph Falmagne. Son père mort, il épouse à Sommière le 29 juillet 1792, encore mineur, Marie Joseph Suray, avec le consentement de sa mère, veuve, et du père de la mariée ; les témoins sont Jean Louis Melot, de Weillen, et Hubert Joseph Suray ; tous signent, sauf lui, qui fait sa marque. Le couple a sept enfants, tous nés à Sommière et tous connus par leur acte : Pierre Joseph, baptisé le 28 juillet 1793, Marie Anne le 15 mai 1795, « Marie Rose Joseph » le 19 mai 1796, Thérèse Rosalie, née le 31 octobre 1798, Jean Joseph, né le 21 avril 1801 et mort le lendemain, Joséphine, née le 24 février 1804, et Sélestine en 1806 ; les baptêmes de 1792-1796 et les tables décennales n’en portent pas d’autre. Aux trois baptêmes il fait sa marque ; cultivateur en 1798, berger en 1801 et 1804, il déclare ne savoir écrire en 1798 et en 1801 ; en 1804, il signe pour la première fois, « P. Melot », d’une autre main que le maire. Journalier à Sommière en 1806, cultivateur ensuite, il déclare lui-même la naissance de sa fille Sélestine Antoinette Félicité le 26 janvier 1806, et cette fois signe l’acte. Un homonyme, Pierre Joseph Melot, fermier, époux de Thérèse Jacquet, est agent municipal de Sommière en l’an VII puis maire : c’est devant lui que le nôtre déclare Thérèse Rosalie, et c’est lui, non le nôtre, qui signe « Melot » comme maire en 1811. Veuf en 1837, il meurt à Sommière le 1er juillet 1839, à sept heures du matin, cabaretier ; ses deux gendres, François Joseph Pirson et Antoine Joseph Marlet, journaliers au village, déclarent le décès le jour même et signent. Ils le disent né à Saint-Gérard et âgé de septante-trois ans : il était né à Sosoye et en avait septante et un. L’acte de décès de sa fille le dit lui aussi feu et cultivateur.

Naissance28 avril 1768, Sosoye
Décès1ᵉʳ juillet 1839, Sommière
ProfessionCultivateur · Berger · Journalier · Cabaretier
RésidenceSommière
UnionMarie Joseph Suray — mariés le 29 juillet 1792, Sommière
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
Pierre JosephMelot1768 – 1839Marie JosephSuray1768 – 1837

Les pièces

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Acte de baptême de Pierre Joseph Melot, fils de Jean Hubert Melot et de Marie Falmagne — paroisse Notre-Dame de Sosoye, 28 avril 1768 ; en latin
Acte de baptême de Pierre Joseph Melot, fils de Jean Hubert Melot et de Marie Falmagne — paroisse Notre-Dame de Sosoye, 28 avril 1768 ; en latin1768-04-28_acte-bapteme-Sosoye.jpg
Acte de mariage de Pierre Joseph Melot et de Marie Joseph Suray, paroisse Saint Hubert de Sommière, 29 juillet 1792 — le marié fait sa marque
Acte de mariage de Pierre Joseph Melot et de Marie Joseph Suray, paroisse Saint Hubert de Sommière, 29 juillet 1792 — le marié fait sa marque1792-07-29_acte-mariage-Sommiere.jpg
Acte de décès de Pierre Joseph Melot, Sommière, 1er juillet 1839 — dit né à Saint-Gérard, fils de feu Jean Hubert Melot et de feue Marie Catherine Falmagne
Acte de décès de Pierre Joseph Melot, Sommière, 1er juillet 1839 — dit né à Saint-Gérard, fils de feu Jean Hubert Melot et de feue Marie Catherine Falmagne1839-07-01_acte-deces-Sommiere.jpg

Ce que les actes racontent

Le cultivateur du cabaret

Pierre Joseph Melot n’est pas de Sommière. Il est baptisé le 28 avril 1768 à Sosoye, à dix kilomètres de là, fils de Jean Hubert Melot et de Marie Catherine Falmagne, mariés dans la même église cinq ans plus tôt. Son parrain et sa marraine, Pierre et Marie Joseph Falmagne, sont de la famille de sa mère.

Die 28a aprilis 1768 baptizatus est petrus josephus filius joannis huberti melot et mariae falmagne conjugum, suscipientibus petro falmagne et maria josepha falmagne.

Son père est déjà mort quand il se marie à Sommière, le 29 juillet 1792, à vingt-quatre ans, avec Marie Joseph Suray, une fille du village. Sa mère, veuve, consent ; le père de la mariée est là et consent aussi. Le curé demande à chacun s’il sait écrire : tous signent, la mariée comprise, sauf lui, qui fait une croix.

L’an mil sept cent nonante deux, le vingt-neuvième jour du mois de juillet se sont mariés en présence de moi curé soussigné après la proclamation des bans pierre joseph melot né dans la paroisse de Sosoye et marie joseph suraij née à Somière tous deux mineurs d’âge, le mari du consentement de marie falmagne veuve de jean hubert melot sa mère et l’épouse du consentement de jean joseph suraij son père ici soussigné. En présence de jean louis melot demeurant à Weillen et de hubert joseph suraij de cette paroisse. ayant interrogé les contractans et les témoins s’ils savoient écrire ils ont tous répondu que oui à l’exception du mari qui a dit ne le savoir pas. — La marque de + pierre joseph melot · Marie joseph Suraij · jean Louis Melot · hubert joseph suraij · Jean Joseph Suraij · G. J. Collart, curé de Sommière.

Sept enfants naissent de ce mariage, tous à Sommière : Pierre Joseph en 1793, Marie Anne en 1795, Marie Rose en 1796, Thérèse Rosalie en 1798, Jean Joseph en 1801, Joséphine en 1804 et Sélestine en 1806. Les trois premiers sont baptisés à l’église, et chaque fois le père fait sa croix. Puis vient la République, et c’est à la maison commune qu’il déclare les suivants. Il y est cultivateur en 1798, berger en 1801 et en 1804. Jean Joseph ne vit qu’un jour, en avril 1801. Le lendemain, le père revient déclarer sa mort avec un Jean Joseph Melot qui se dit l’oncle de l’enfant.

À la maison commune, il se trouve face à un homme qui porte exactement son nom. Pierre Joseph Melot, fermier, marié à Thérèse Jacquet, est l’agent municipal de Sommière en l’an VII, puis le maire. Le 11 brumaire an VII, c’est donc Pierre Melot qui déclare sa fille Thérèse Rosalie devant Pierre Joseph Melot. Le déclarant ne sait pas écrire ; l’officier signe.

En avril 1801, il dit encore ne savoir écrire. Le 25 février 1804, à la naissance de Joséphine, il signe pour la première fois : « P. Melot », en grosses lettres droites, à côté des témoins, quand le maire, son homonyme, signe plus bas d’une plume fine et liée. Entre les deux, il a appris à tracer son nom. Le 26 janvier 1806, il signe de nouveau, « p. j. Melot », à la naissance de Sélestine.

Sur la terre, puis au comptoir : marié à une cabaretière, il tiendra lui-même le cabaret à la fin de sa vie.

Le maire Melot qui marie en 1811 Hubert Michel Durant et Marie Catherine Piette n’est donc pas lui, mais son homonyme, le fermier.

Il meurt le 1ᵉʳ juillet 1839 à sept heures du matin, deux ans après sa femme. Il tient alors le cabaret lui-même : l’acte le dit cabaretier. Ses deux gendres, François Joseph Pirson et Antoine Joseph Marlet, journaliers, vont le déclarer à la maison communale le jour même et signent. Ils lui donnent septante-trois ans et le disent né à Saint-Gérard ; il en avait septante et un, et il était de Sosoye.

Du premier jour du mois de juillet mil huit cent trente-neuf, à dix heures du matin. Acte de décès de Pierre Joseph Melot, veuf de feue Marie Joseph Suray, décédé le même jour que dessus à sept heures du matin, profession de cabaretier, âgé de soixante-treize ans, né à Saint-Gérard, demeurant à Sommière, fils de feu Jean Hubert Melot, décédé, et de feue Marie Catherine Falmagne, décédée. Sur la déclaration faite par François Joseph Pirson, âgé de trente-trois ans, demeurant à Sommière, profession de journalier, qui a dit être gendre du défunt, et par Antoine Joseph Marlet, âgé de quarante-quatre ans, demeurant à Sommière, profession de journalier, qui a dit être gendre du défunt. Constaté suivant la loi par moi Pierre Joseph Pirson, bourgmestre […] ; ils ont signé avec moi. — Signé : F. Pirson · A. Marlet · P. J. Pirson.

Sources