Sosa 119 · Génération VII · Branche Defleur
Marie Joseph Suray
1768 – 1837
aussi écrite Marie Josephe (1806)
Vérifié sur documentNée à Sommière le 11 mars 1768, fille de Jean Joseph Suray et de Marie Louise Robert, et baptisée le lendemain sous condition, en danger de mort ; ses parents meurent au village avant elle. Elle épouse à Sommière, le 29 juillet 1792, encore mineure, Pierre Joseph Melot, né à Sosoye ; son père, présent, consent et signe, et elle signe aussi, quand son mari fait sa marque. Cabaretière à Sommière, mère de sept enfants, tous nés au village et tous connus par leur acte : Pierre Joseph, baptisé le 28 juillet 1793, qui sera instituteur à Natoye en 1837 ; Marie Anne en 1795 ; « Marie Rose Joseph » en 1796 ; Thérèse Rosalie le 31 octobre 1798 ; Jean Joseph, né le 21 avril 1801, mort le lendemain ; Joséphine le 24 février 1804 ; Sélestine Antoinette Félicité en 1806. Elle a vingt-cinq ans à la première naissance et trente-sept à la dernière. Sa sœur probable, « Marie Rose Suraij », femme de Richard Bodart, est la marraine de sa fille de 1796. Elle meurt à Sommière le 31 août 1837, à quatre heures du matin, à septante ans selon l’acte, soixante-neuf en fait ; ce fils et un neveu, Isidore Désiré Joseph Baudart, déclarent le décès le lendemain et signent. Pierre Joseph Suray, charron, témoin à vingt-deux ans de la naissance de sa fille et dit oncle de la mariée à cinquante-six ans, est son frère. Inconnue de tous les arbres consultés.
Les pièces
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Ce que les actes racontent
Trois générations de comptoir
Marie Joseph Suray est née à Sommière le 11 mars 1768, fille de Jean Joseph Suray et de Marie Louise Robert. Le lendemain, le curé la baptise « sous condition », parce qu’on la croit en danger de mort ; sa marraine est une Robert, venue de Frumont. Elle vivra soixante-neuf ans.
13 anno domini 1768 die 12ma mensis martii pridie nata ob periculum mortis sub conditione baptisata est maria joseph filia legitima joannis joseph Suray et mariae Ludovicae Robert. Suscipientibus joanne joseph H[an]ouil parochiano ex Flavion et maria victoria Robert parochiana ex Frumont.
Le 29 juillet 1792, à vingt-quatre ans, elle épouse au village Pierre Joseph Melot, né à Sosoye. Son père est présent, consent et signe ; elle signe aussi, de son nom entier. Son mari, lui, fait une croix.
Un an plus tard naît Pierre Joseph, puis six autres enfants en treize ans : Marie Anne, Marie Rose, Thérèse Rosalie, Jean Joseph, Joséphine et Sélestine. Jean Joseph ne vit qu’un jour, au printemps 1801. Les six autres grandissent. Ses parrains et marraines disent la famille : Jean Joseph Suray, une « Marie Falmagne de Weillen », des Melot de Weillen, et une Marie Rose Suray qui est sans doute sa sœur.
Elle tenait cabaret au village. C’est le métier que les actes lui donnent quand ils la nomment — toujours après sa mort, survenue le 31 août 1837 à quatre heures du matin. Le lendemain, son fils Pierre Joseph, instituteur à Natoye, vient la déclarer avec un neveu, et tous deux signent : une cabaretière dont le fils enseigne.
Du premier jour du mois de septembre mil huit cent trente-sept, à dix heures du matin. Acte de décès de Marie Joseph Suray, épouse de Pierre Joseph Melot, décédée le jour d’hier à quatre heures du matin, profession de cabaretière, âgée de soixante-dix ans, née à Sommière, demeurant à Sommière, fille de feu Jean Joseph Suray, décédé à Sommière, et de feue Marie Louise M[o]bert [lire : Robert], décédée à Sommière. Sur la déclaration faite par Pierre Joseph Melot, âgé de quarante-quatre ans, demeurant à Natoye, profession d'instituteur, qui a dit être fils de la défunte, et par Isidore Désiré Joseph Baudart, âgé de quarante-deux ans, demeurant à Sommière, profession d’ébéniste (?), qui a dit être neveu de la défunte. Constaté suivant la loi par moi Pierre Joseph Pirson, bourgmestre […] ; ont signé avec moi. — Signé : I. D. J. Baudart · P. J. Melot · P. J. Pirson.
Sa fille Sélestine est cabaretière à son tour, avant même d’être mariée ; le gendre venu de Falmagne le devient en entrant dans la maison. Et c’est dans ce cabaret que naît Joséphine, en 1846.
Un Suray charron, de vingt ans plus jeune qu’elle, est dit « oncle » de sa fille en 1840 : un frère, sans doute. Il ressemble fort au Pierre Suray de trente ans qui, en 1814, signait comme témoin de la mairie l’acte de naissance d’une autre aïeule de cette histoire, Rosalie Durant. Les deux familles se croisaient déjà sur les registres, un demi-siècle avant de s’unir.
Sources
- Acte de baptême de Marie Joseph Suray (sosa 119), paroisse Saint Hubert de Sommière, 12 mars 1768 — Paroisse Saint Hubert de Sommière — AGATHA, vol. 187138, série 525_0394_000_00824_000, fichier 0240, page de droite (page 240), acte n° 13
- Acte de décès de Marie Joseph Suray, Sommière, 1er septembre 1837 — État civil de Sommière — AGATHA, vol. 197639, série 525_9999_999_1386312_000, fichier 0568, page de gauche, acte du bas (décès 1837, dernier acte et clôture)
- Acte de mariage Collard × Melot, Sommière, 27 avril 1840, n° 1 — État civil de Sommière — AGATHA, vol. 197639, série 525_9999_999_1386312_000, fichiers 0594 (page de droite) et 0595 (page de gauche)
- Acte de décès de Sélestine Antoinette Félicité Melot, Sommière, 6 mai 1851, n° 6 — État civil de Sommière — AGATHA, vol. 197647, série 525_9999_999_1386312_000, fichier 0778