La petite histoire

Sosa 3 · Génération II · Les parents

Angèle Adeline Ghislaine Warnant

1929 – 2024

Vérifié sur document

Née à Lesve le 3 octobre 1929 à deux heures de l’après-midi, fille de Célestin Warnant, maçon, et de Léa Defleur ; son père la déclare le lendemain et signe. Son premier prénom est celui de la sœur aînée de Célestin ; elle est la troisième de quatre, après Marie (1924) et Lucienne (1926), avant Joseph (1932), tous nés à Lesve. Le 1er juin 1956, à vingt-six ans, sans profession et vivant chez ses parents, elle épouse à Lesve Franz Heyvaert, manœuvre de Bois-de-Villers, et signe « Warnant A. » ; ses parents sont alors tous deux en vie. Le ménage s’établit aussitôt à Lesve, où naissent leurs trois enfants, que Franz va chaque fois déclarer ; elle reste sans profession. Veuve en 2017, elle meurt le 1er août 2024 à Bioul, section de la commune d’Anhée, à nonante-quatre ans, et elle est inhumée à Lesve.

Naissance3 octobre 1929, Lesve
Décès1ᵉʳ août 2024, Bioul
Sépultureattesté, date inconnue, Lesve
ProfessionSans profession
RésidenceLesve
UnionFranz Louis Marie Heyvaert — mariés le 1ᵉʳ juin 1956, Lesve
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
Angèle Adeline GhislaineWarnant1929 – 2024Franz Louis MarieHeyvaert1929 – 2017
BernardBéatriceDidier

Les pièces

Les documents d’archives rassemblés pour cette personne — cliquer pour ouvrir l’image en pleine taille.

Acte de naissance, Lesve, 4 octobre 1929, n° 21 — photo du registre par Didier au guichet de Profondeville
Acte de naissance, Lesve, 4 octobre 1929, n° 21 — photo du registre par Didier au guichet de Profondeville1929-10-03_acte-naissance-Lesve-n21.jpg
Le même acte, copie délivrée par la commune de Profondeville, recto et verso (« Délivré à des fins généalogiques, historiques ou scientifiques »)
Le même acte, copie délivrée par la commune de Profondeville, recto et verso (« Délivré à des fins généalogiques, historiques ou scientifiques »)1929-10-03_acte-naissance-Lesve-n21_copie-delivree-Profondeville.jpg
Faire-part de décès officiel
Faire-part de décès officiel2024-08-01_faire-part-deces.png

Ce que les actes racontent

Une fille de Lesve

Angèle Warnant naît à Lesve le 3 octobre 1929, à deux heures de l’après-midi, fille de Célestin Warnant et de Léa Defleur. Le lendemain matin, son père, maçon, trente-six ans, vient la déclarer à la maison communale devant le bourgmestre Georges Pochet, et signe Célestin Warnant. Le ménage habite alors Lesve, le village de Léa. Son acte de naissance n’est pas en ligne : Didier l’a photographié au guichet de Profondeville, et c’est lui qui nomme ses parents pour la première fois dans une pièce d’état civil. Elle reçoit trois prénoms, Angèle, Adeline, Ghislaine ; le premier est celui de la sœur aînée de son père. Elle est la troisième : Marie et Lucienne sont nées avant elle, en 1924 et en 1926, et un frère, Joseph, viendra en 1932. L’acte de naissance :

Du quatrième jour du mois d'octobre mil neuf cent vingt-neuf, à onze heures. ACTE DE NAISSANCE de Angèle Adeline Ghislaine WARNANT, née à Lesve le trois du dit mois à quatorze heures, fille de Célestin Joseph Gislain Warnant, né à Bois-de-Villers, âgé de trente-six ans, profession de maçon, demeurant à Lesve, et de Léa Marie Gislaine Defleur, née à Lesve, âgée de vingt-huit ans, profession de ménagère, demeurant à Lesve, conjoints. Le sexe de l’enfant qui a été présenté a été reconnu être féminin. Premier témoin Louis Demarcin, âgé de soixante et un ans, profession de rentier, domicilié à Lesve. Second témoin Jules Joseph Camille Ghislain Jacob, âgé de vingt-cinq ans, profession marchand de bestiaux, domicilié à Lesve. Sur la déclaration faite par Célestin Joseph Gislain Warnant, père de l’enfant. Constaté suivant la loi par moi Georges Pochet, bourgmestre, faisant les fonctions d’officier public de l’état civil de la commune de Lesve, et après lecture faite aux témoins, lesquels ont signé avec moi. Jules Jacob · Célestin Warnant · Louis Demarcin · G. Pochet.

Tout, dans cet arbre, passe par elle : c’est la mère de la souche, et sa branche — les Warnant, Defleur, Jadot, Beaupère du pays namurois — occupe la moitié de ces pages.

Elle épouse Franz Heyvaert, né la même année qu’elle à Merchtem, un fils de cette famille flamande venue s’établir dans la vallée de la Sambre, à la maison communale de Lesve, le 1er juin 1956, à dix-neuf heures trente. Elle a vingt-six ans, n’a pas de profession et vit encore au village, comme ses parents. L’un des deux témoins est Jacques Michaux, le mari de sa sœur Marie. Elle signe Warnant A. Le couple s’installe aussitôt à Lesve, dans son village, où naîtront leurs trois enfants ; elle reste au foyer, et c’est Franz qui va chaque fois les déclarer à la maison communale. Elle survit sept ans à son mari et meurt le 1ᵉʳ août 2024, à nonante-quatre ans.

Bioul ou Anhée ? Les deux

Madame Angèle WARNANT, veuve de Monsieur Franz HEYVAERT, née à Lesve le 3 octobre 1929 et décédée à Bioul le 1ᵉʳ août 2024. (94 ans)

Son faire-part la dit décédée à Bioul ; l’acte notarié de sa succession dit Anhée, et son acte de décès, dressé le jour même, dit Anhée lui aussi. Ce n’est pas une contradiction, et le cas vaut d’être expliqué parce qu’il se présente sans cesse en généalogie belge : Bioul est une section de la commune d’Anhée depuis la fusion des communes de 1977. Le faire-part nomme le village où elle vivait ; l’officier de l’état civil et le notaire nomment la commune administrative. Le village est plus précis, c’est lui qu’on retient — en notant le rattachement.

Son acte de décès ajoute une seule chose que les autres pièces ignoraient, et qui n’a d’autre valeur que d’être vraie : elle est morte à neuf heures trente-six du matin. En revanche il ne nomme ni ses parents, ni son mari, ni qui vint la déclarer. Un acte de décès de 1868 en disait bien plus long ; les formulaires d’aujourd’hui sont des extraits de base de données, et l’état civil belge, en se modernisant, a cessé d’écrire l’entourage des morts.

Le hasard des géographies familiales a de ces sourires : Bioul, où elle a fini sa vie, est précisément le village où l’une de ses aïeules — Éléonore Lambert, cinq générations plus haut — avait été baptisée en 1790.

Ses funérailles la ramènent à l'église Saint-Wilmart de Lesve, son village natal, où elle est inhumée auprès de Franz.

Le mur de ses parents

Aussi étonnant que pour son mari : à sa mort, aucun arbre généalogique public ne savait qui étaient ses parents. Les faire-part ne les nommaient pas — ils étaient morts depuis longtemps — et la branche maternelle de cet arbre était un mur.

C’est un arbre généalogique tenu dans la famille qui l’a percé, en identifiant sans ambiguïté son couple de parents : Célestin Warnant (1892-1962) et Léa Defleur (1900-1962). Son acte de naissance, rapporté depuis du guichet, l’a confirmé. De là, les registres ont pris le relais : les actes de naissance de Célestin et de Léa ont été retrouvés, puis ceux de leurs parents, et la branche remonte aujourd’hui, prouvée acte par acte, jusqu’au XVIIIᵉ siècle.

Un indice discret corrobore cette filiation : les seconds prénoms de ses trois enfants reprennent, deux par deux, ceux de ses parents et de ses beaux-parents — Célestin et Léa y figurent en toutes lettres.

Et derrière, une très longue lignée — à prouver

Le même arbre familial fait remonter la lignée Warnant bien plus haut : douze générations, jusqu’à un Gérard de Warnant mort avant 1570, en passant par des noms à particule — de Crupet, de Borsu, de Houyet de Faulx — qui évoquent une petite noblesse namuroise, dans des localités bien réelles de la province.

Il faut le dire avec la prudence qui s’impose : au-delà du XVIIIᵉ siècle, rien de tout cela n’est encore vérifié sur actes. Trois arbres indépendants concordent sur les générations intermédiaires, ce qui est un bon signe ; mais un arbre recopié n’est pas une preuve, et cette lignée-là est un chantier, pas un acquis. Ce site n’affirme que ce que les registres constatent — pour le reste, il dit « d’après un arbre », et il continue de chercher.

Sources