Collatéral · fils de Josephus Heyvaert (sosa 64)
Petrus Antonius Heyvaert
1804
Vérifié sur documentFrère cadet de notre ancêtre Petrus Joannes Heyvaert, de deux ans son cadet. Ses actes écrivent Heijvaert. Son mariage de 1832 est la pièce qui a ouvert la piste de leurs parents : son frère aîné y est témoin et signe.
Les pièces
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Ce que les actes racontent
Le frère cadet, par qui tout s'est ouvert
Il y a des mariages qui font remonter une famille de deux générations d'un coup. Celui de Petrus Antonius Heijvaert, célébré à Merchtem le 4 janvier 1832, est de ceux-là — et pourtant il ne se marie pas dans notre ligne directe : il est le frère cadet de notre ancêtre, de deux ans son cadet.
Il a vingt-sept ans, il est cultivateur au village. Ses parents viennent de mourir, à neuf jours d'intervalle, l'automne précédent — et c'est l'acte lui-même qui nous l'apprend, en les nommant tous les deux avec leur date de décès. Voici le passage, traduit du néerlandais :
Le quatre janvier mil huit cent trente-deux, à huit heures avant midi, devant Victor Thibaut, assesseur délégué, officier de l'état civil de Merchtem, a comparu Petrus Antonius Heijvaert, cultivateur, âgé de vingt-sept ans, demeurant à Merchtem, né ici le dix-neuf thermidor an XII, fils majeur de Petrus Josephus, décédé à Merchtem le cinq septembre mil huit cent trente et un, et de Joanna Petronella Lombaert, décédée à Merchtem le quatorze septembre mil huit cent trente et un ;
et Joanna Heijvaert, cultivatrice, dix-neuf ans, demeurant à Merchtem, née ici le deux juin mil huit cent douze, fille mineure de Guillielmus et d'Anna Maria Van Doren, cultivateurs à Merchtem, tous deux présents et consentants.
La signature d'un frère
Suit la liste des témoins, et c'est là que l'acte devient précieux pour nous : Petrus Joannes Heijvaert, âgé de trente ans, cultivateur, frère de l'époux. Notre ancêtre est dans la salle. Il signe au bas de la page, entre son frère et son beau-frère — la plus ancienne signature de lui que nous ayons après celle de son propre mariage, cinq ans plus tôt.
C'est ce mot, frère de l'époux, qui a servi de pont. Il rattachait deux hommes, donc deux fratries, donc un couple de parents — et les parents étaient nommés, avec leurs dates de mort. La génération suivante s'ouvrait.
Un prénom qui résiste
Le dossier de ce mariage contenait aussi l'extrait de naissance du marié, réclamé par l'officier d'état civil. Il est rédigé en français, contrairement au reste, et daté du calendrier républicain :
L'an douze de la république française le dix-neuf du mois de Thermidor est né Pierre Antoine Heijvaert, fils d'Égide Joseph, et de Jeanne Pétronelle Lombaert.
Le 19 thermidor an XII, c'est le 7 août 1804. Mais le père y est appelé Égide Joseph, là où les autres actes disent Petrus Josephus, ou simplement Joseph. Trois formes pour un seul homme, selon le greffier et selon la langue du jour. Nous n'avons pas tranché : nous notons les trois, et nous attendons l'acte qui départagera.
De sa vie après 1832, nous ne savons rien encore — ni ses enfants, ni sa mort.
Sources
- Extrait de l'acte de naissance de Petrus Antonius Heijvaert, Merchtem, 19 thermidor an XII — État civil de Merchtem — annexes de mariage 1831-1832, vol. 106717, série 677815, image 0135
- Acte de mariage Heijvaert × Heijvaert, Merchtem, 4 janvier 1832 — État civil de Merchtem — acte n° 1 — FamilySearch DGS 004343001, image 424/525