La petite histoire

Collatéral · fils de Félix Joseph Beaupère (sosa 26)

Henri Joseph Beaupère

1858 – 1858

Vérifié sur document

Troisième enfant de Félix Joseph Beaupère et de Séraphine Colart, et le frère aîné de Marie Élise de onze mois seulement. Son père le déclare le lendemain de sa naissance et signe ; il revient déclarer sa mort douze jours plus tard et signe encore. L’acte de décès lui donne quatorze jours quand il en a dix : l’âge d’un acte de décès est une redite, non un constat.

Naissance1ᵉʳ février 1858, Lesve
Décès11 février 1858, Lesve
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
Félix JosephBeaupère1826 – 1906SéraphineColart1830 – 1894
Henri JosephBeaupère1858 – 1858

Les pièces

Les documents d’archives rassemblés pour cette personne — cliquer pour ouvrir l’image en pleine taille.

Son acte de naissance — Lesve, 2 février 1858
Son acte de naissance — Lesve, 2 février 18581858-02-02_acte-naissance-Lesve_n4.jpg
Son acte de décès — Lesve, 14 février 1858, à dix jours
Son acte de décès — Lesve, 14 février 1858, à dix jours1858-02-14_acte-deces-Lesve_n7.jpg

Ce que les actes racontent

L’enfant que nous n’avions pas compté

Nous avions écrit que Félix Joseph Beaupère et Séraphine Colart avaient eu six enfants. Ils en ont eu sept.

Henri Joseph naît à Lesve le 1ᵉʳ février 1858, à deux heures de l’après-midi. Son père vient le déclarer le lendemain, avec le maréchal ferrant et le charron du village, et il signe.

Du deuxième jour du mois de février mil huit cent cinquante-huit, à une heure de l’après-midi. Acte de naissance de Henri Joseph Beaupère, né à Lesve le jour d’hier à deux heures de l’après-midi, fils de Félix Joseph Beaupère, profession de cultivateur, demeurant à Lesve province de Namur, et de Séraphine Colard, profession de ménagère, demeurant à Lesve. Le sexe de l’enfant qui a été présenté a été reconnu être masculin. Premier témoin Ferdinand Joseph Clause, âgé de trente-huit ans, profession de maréchal ferrant, domicilié à Lesve. Second témoin Ambroise Coume, âgé de quarante-deux ans, profession de charron, domicilié à Lesve. Sur la déclaration faite par ledit Félix Joseph Beaupère. Constaté suivant la loi, par moi, Athanase Wyseur, échevin délégué… ils ont signé avec moi. (signé) félix beaupère · F. J. Clause · Coume · A. Wyseur

Le 11 février, à onze heures du soir, l’enfant meurt. Le 14 au matin, le père retourne à la maison communale avec le même charron, et il signe encore. L’acte lui donne quatorze jours ; il en avait dix.

Du quatorzième jour du mois de février mil huit cent cinquante-huit, à huit heures du matin. Acte de décès de Henri Joseph Beaupère, enfant, décédé le onze présent mois, à onze heures du soir, âgé de quatorze jours, né à Lesve, demeurant à Lesve province de Namur, fils de Félix Joseph Beaupère, profession de cultivateur, domicilié en dernier lieu à Lesve, et de Séraphine Colart, profession de ménagère, domiciliée en dernier lieu à Lesve. Sur la déclaration faite par ledit Félix Joseph Beaupère, de trente et un ans, demeurant à Lesve, profession de cultivateur, qui a dit être père du défunt, et par Ambroise Coume, âgé de quarante-deux ans, demeurant à Lesve, profession de charron, qui a dit être connu du défunt. (signé) félix beaupère · Coume · A. Wyseur

Onze mois plus tard, le dernier jour de 1858, Séraphine met au monde une fille. On l’appelle Marie Élise, et c’est par elle que passe la suite de cette histoire.

Il n’a laissé que deux lignes dans les tables décennales du village — une à la lettre B des naissances, une à la lettre B des décès — et c’est en les lisant l’une après l’autre, pour compter les enfants du ménage, qu’on l’a retrouvé.

Il faut ajouter ceci, qui ne flatte pas : d’autres l’avaient trouvé avant nous. Trois généalogistes qui travaillent la même famille le portent depuis longtemps dans leur arbre, avec ses deux dates, et l’un d’eux cite le même rouleau de microfilm que celui où nous sommes allés le chercher. Nous ne le leur avions pas demandé. Un registre ne ment pas, mais il ne dit rien non plus à qui ne sait pas quelle page ouvrir — et c’est souvent quelqu’un d’autre qui le sait.

Dix jours de vie, et deux signatures de son père.

Sources