Collatéral · fille de François Joseph Beaupère (sosa 52)
Catherine Beaupère
~1832 – 1914
Vérifié sur documentFille de François Joseph Beaupère et d'Éléonore Lambert, donc sœur aînée de Félix Joseph. Veuve de Henri Borbouse, journalier de Lesve mort le 22 février 1892 à soixante-deux ans, dont le décès est déclaré par deux gendres, Edmond Juckler et Léopold Siplet ; ménagère, elle meurt à Lesve le 6 août 1914 à quatre-vingt-deux ans (1). Son gendre Léopold Siplet, plafonneur de quarante-neuf ans, vient la déclarer. Son acte est la quatrième source sur ses parents, et la seule qui donne leurs deux derniers domiciles dans la même phrase : Arbre pour le père, Lesve pour la mère — ce qui l'identifie sans doute possible. Il la dit née à Lesve, ce qui est douteux : le ménage vivait à Besinne, commune d'Arbre. Inconnue de tous les arbres consultés, et à ne pas confondre avec sa nièce homonyme, Catherine Beaupère épouse Bodson, née en 1856.
Les pièces
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Ce que les actes racontent
La tante qu'on a prise pour la nièce
On cherchait la mort de Catherine Beaupère, née en 1856, mariée à un Bodson. Une table décennale donnait une Catherine Beaupère morte à Lesve un 8 août. Même nom, même village, âge plausible : l'affaire semblait faite.
L'acte, ouvert, dit autre chose. La défunte a quatre-vingt-deux ans, elle est veuve d'un Borbouse, et elle est fille de Joseph Beaupère, journalier, mort à Arbre, et d'Éléonore Joseph Lambert, morte à Lesve.
Ce sont les arrière-grands-parents de notre lignée. Cette femme n'est pas la nièce : c'est la sœur aînée de Félix, de six ans son aînée.
Du huitième jour du mois d'août mil neuf cent et quatorze, à seize heures. ACTE DE DÉCÈS de Catherine Beaupère, veuve de Henri Borbouse, décédée le six courant à vingt heures, profession de ménagère, âgée de quatre-vingt-deux ans, née à Lesve, demeurant à Lesve, fille de feu Joseph Beaupère, profession de journalier, domicilié en dernier lieu à Arbre, et de feue Éléonore Joseph Lambert, profession de ménagère, domiciliée en dernier lieu à Lesve. Sur la déclaration faite par Léopold Siplet, âgé de quarante-neuf ans, demeurant à Lesve, profession de plafonneur, qui a dit être gendre de la défunte, et par Jules Joseph Basiaux, âgé de cinquante-trois ans, ardoisier, qui a dit être connu de la défunte. Constaté par Gustave Misson, bourgmestre. (signé) L. Siplet · Joseph Basiaux · Gustave Misson
Ce qui a tranché
Pas les noms — un Joseph Beaupère et une Éléonore Lambert, on en trouverait ailleurs. Ce qui tranche, c'est que l'acte donne deux villages différents pour un couple marié : le père mort à Arbre, la mère morte à Lesve.
C'est exactement ce que nous savions d'eux, et c'est une configuration qui ne se répète pas. Le père est mort à Arbre en 1856 ; sa veuve a suivi son fils à Lesve, et y est morte vingt ans plus tard. Deux actes, deux communes, et une phrase de 1914 qui les recolle.
Ce qu'elle apprend en passant
Elle meurt le 6 août 1914 à vingt heures, six jours après l'entrée de la Belgique dans la guerre, dans un village où le bourgmestre signe encore tranquillement les actes.
Son gendre vient la déclarer : Léopold Siplet, plafonneur, quarante-neuf ans. Elle avait donc au moins une fille mariée — une branche entière dont nous ne savions rien.
Le mari, trouvé sur la page d'un autre
Son mari s'appelait Henri Borbouse. On l'a trouvé sans le chercher : son acte de décès partage une page de registre avec celui de Pierre Misson, un ancêtre d'une autre branche, et il suffisait de lire la page entière. Henri Borbouse, journalier, né à Lesve, fils d'un cultivateur, meurt le 22 février 1892, à quatre heures du matin, à soixante-deux ans. Catherine restera veuve vingt-deux ans.
Ce sont deux gendres qui déclarent : Edmond Juckler, tailleur d'habits, et le même Léopold Siplet, plafonneur, qui vit alors à Bois-de-Villers. Deux filles mariées, donc, dès 1892. Et une curiosité : Siplet se dit âgé de vingt et un ans en 1892, de quarante-neuf en 1914. Vingt-huit années se sont écoulées, il n'en a pris que vingt-deux. Un des deux actes se trompe, et l'on ne sait pas encore lequel.
Du vingt-quatrième jour du mois de février mil huit cent quatre-vingt-douze, à cinq heures du soir. N° 5. Acte de décès de Henri Borbouse, époux de Catherine Beaupière, décédé le vingt-deux dito à quatre heures du matin, profession de journalier, âgé de soixante-deux ans, né à Lesve, demeurant à Lesve, province de Namur, fils de feu Gilain Borbouse, profession de cultivateur, domicilié en dernier lieu à Lesve, et de feue Marie Gustin, profession de ménagère, domiciliée en dernier lieu à Lesve. Sur la déclaration faite par Edmond Juckler, âgé de trente-trois ans, demeurant à Lesve, profession de tailleur d'habits, qui a dit être gendre du défunt, et par Léopold Siplet, vingt et un ans, demeurant à Bois-de-Villers, profession de plafonneur, qui a dit être gendre du défunt. Constaté suivant la loi, par moi Gustave Misson, échevin délégué, … commune de Lesve… Edmond Juckler · Léopold Siplet · Gustave Misson.
Et elle nous dit qu'elle est née à Lesve. C'est probablement faux : vers 1832, ses parents vivaient à Besinne, un hameau d'Arbre, où son frère était né six ans plus tôt. C'est la quatrième fois dans cette famille qu'un acte de décès donne un domicile à la place d'un berceau.
Sources
- Acte de décès de Catherine Beaupère, veuve, Lesve, 8 août 1914, acte n° 17 — FamilySearch, Lesve (Namur), actes de décès 1911-1914, film DGS 100867662, image 196 sur 202, page de droite, acte du haut ; catalogue olib:2136918. Repéré par la table décennale des décès 1911-1920 (DGS 100867661, image 26, entrée n° 4, folio 17)