La petite histoire

Collatéral · fille de François Joseph Beaupère (sosa 52)

Catherine Beaupère

1830 – 1914

Vérifié sur document

Fille de François Joseph Beaupère et d’Éléonore Lambert, donc sœur cadette de Félix Joseph, de quatre ans son aîné. Née à Arbre le 24 novembre 1830, elle y épouse le 8 février 1857 Henri Joseph Borbouse, aoûteron de Lesve, six semaines après la mort de son père ; sa mère, présente, consent. Veuve le 22 février 1892, quand deux gendres, Edmond Juckler et Léopold Siplet, viennent déclarer la mort de son mari ; ménagère, elle meurt à Lesve le 6 août 1914, et Léopold Siplet, plafonneur de quarante-neuf ans, vient la déclarer. Son acte de décès est la seule source qui donne les deux derniers domiciles de ses parents dans la même phrase : Arbre pour le père, Lesve pour la mère. Il la dit née à Lesve et lui donne quatre-vingt-deux ans : elle était née à Arbre, et en avait quatre-vingt-trois. Inconnue de tous les arbres consultés, et à ne pas confondre avec sa nièce homonyme, Catherine Beaupère épouse Bodson, née en 1856.

Naissance24 novembre 1830, Arbre
Décès6 août 1914, Lesve
ProfessionMénagère
UnionHenri Joseph Borbouse — mariés le 8 février 1857, Arbre
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
CatherineBeaupère1830 – 1914Henri JosephBorbouse1829 – 1892

Les pièces

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Son acte de décès — Lesve, 8 août 1914 : il nomme ses deux parents avec leurs derniers domiciles, et son gendre
Son acte de décès — Lesve, 8 août 1914 : il nomme ses deux parents avec leurs derniers domiciles, et son gendre1914-08-08_acte-deces-Lesve_n17.jpg

Ce que les actes racontent

La tante qu’on a prise pour la nièce

On cherchait la mort de Catherine Beaupère, née en 1856, mariée à un Bodson. Une table décennale donnait une Catherine Beaupère morte à Lesve un 8 août. Même nom, même village, âge plausible : l’affaire semblait faite.

L’acte, ouvert, dit autre chose. La défunte a quatre-vingt-deux ans, elle est veuve d’un Borbouse, et elle est fille de Joseph Beaupère, journalier, mort à Arbre, et d'Éléonore Joseph Lambert, morte à Lesve.

Ce sont les arrière-grands-parents de notre lignée. Cette femme n’est pas la nièce : c’est la sœur de Félix, sa cadette de quatre ans.

Du huitième jour du mois d'août mil neuf cent et quatorze, à seize heures. ACTE DE DÉCÈS de Catherine Beaupère, veuve de Henri Borbouse, décédée le six courant à vingt heures, profession de ménagère, âgée de quatre-vingt-deux ans, née à Lesve, demeurant à Lesve, fille de feu Joseph Beaupère, profession de journalier, domicilié en dernier lieu à Arbre, et de feue Éléonore Joseph Lambert, profession de ménagère, domiciliée en dernier lieu à Lesve. Sur la déclaration faite par Léopold Siplet, âgé de quarante-neuf ans, demeurant à Lesve, profession de plafonneur, qui a dit être gendre de la défunte, et par Jules Joseph Basiaux, âgé de cinquante-trois ans, ardoisier, qui a dit être connu de la défunte. Constaté par Gustave Misson, bourgmestre. (signé) L. Siplet · Joseph Basiaux · Gustave Misson

Ce qui a tranché

Pas les noms — un Joseph Beaupère et une Éléonore Lambert, on en trouverait ailleurs. Ce qui tranche, c’est que l’acte donne deux villages différents pour un couple marié : le père mort à Arbre, la mère morte à Lesve.

C’est exactement ce que nous savions d’eux, et c’est une configuration qui ne se répète pas. Le père est mort à Arbre en 1856 ; sa veuve a suivi son fils à Lesve, et y est morte vingt ans plus tard. Deux actes, deux communes, et une phrase de 1914 qui les recolle.

Ce qu’elle apprend en passant

Elle meurt le 6 août 1914 à vingt heures, six jours après l’entrée de la Belgique dans la guerre, dans un village où le bourgmestre signe encore tranquillement les actes.

Son gendre vient la déclarer : Léopold Siplet, plafonneur, quarante-neuf ans. Elle avait donc au moins une fille mariée — une branche entière dont nous ne savions rien.

Le mari, trouvé sur la page d’un autre

Son mari s’appelait Henri Borbouse. On l’a trouvé sans le chercher : son acte de décès partage une page de registre avec celui de Pierre Misson, un ancêtre d’une autre branche, et il suffisait de lire la page entière. Henri Borbouse, journalier, né à Lesve, fils d’un cultivateur, meurt le 22 février 1892, à quatre heures du matin, à soixante-deux ans. Catherine restera veuve vingt-deux ans.

Ce sont deux gendres qui déclarent : Edmond Juckler, tailleur d’habits, et le même Léopold Siplet, plafonneur, qui vit alors à Bois-de-Villers. Deux filles mariées, donc, dès 1892. Et une curiosité : Siplet se dit âgé de vingt et un ans en 1892, de quarante-neuf en 1914. Vingt-huit années se sont écoulées, il n’en a pris que vingt-deux. Un des deux actes se trompe, et l’on ne sait pas encore lequel.

L’acte de 1914 dit aussi qu’elle est née à Lesve. C’était faux, et nous le savons maintenant. Catherine a épousé Henri Borbouse le 8 février 1857, à Arbre, six semaines après la mort de son père ; l’officier y a lu son extrait de naissance : née à Arbre le 24 novembre 1830. Ses parents vivaient alors à Besinne, un hameau d’Arbre, où son frère était né quatre ans plus tôt. C’est la quatrième fois dans cette famille qu’un acte de décès donne un domicile à la place d’un berceau, et celui-ci se trompe encore d’un an sur son âge. Le mariage règle un autre doute : il donne à Henri les mêmes parents que son acte de décès, et à Catherine ceux de Félix. Les deux actes parlent bien du même couple.

Sources