La petite histoire

Sosa 37 · Génération VI · Les quadrisaïeuls · Branche Heyvaert

Maria Catharina De Proft

1826 – 1894

aussi écrite Deproft (1855, en un seul mot)

Vérifié sur document

Morte à Merchtem le 29 mai 1894, à soixante-sept ans, dans la maison de la Breedstraeten où son fils élevait ses propres enfants. Son acte de décès la vieillit de dix jours en la disant née le 19 octobre : c'est son acte de mariage qui donne le 9, et l'un comme l'autre ne font que redire son acte de naissance, qui reste à lire. Ce même acte nomme ses parents, morts avant elle. Née à Merchtem le 9 octobre 1826, cultivatrice, elle épouse Joannes Baptist Vryders le 10 février 1851, à vingt-quatre ans. Son père, cultivateur de septante-quatre ans, est présent et consent ; sa mère est morte sept ans plus tôt. Elle sait écrire et signe son acte de mariage, comme son père. Aux naissances de ses enfants elle ne comparaît jamais : elle relève de couches, et son mari déclare seul. Un garde champêtre du même nom, Egidius Benedictus De Proft, trente-trois ans, sert de témoin en 1855 : très probablement son frère.

Naissance9 octobre 1826, Merchtem
Décès29 mai 1894, Merchtem
ProfessionCultivatrice
UnionJoannes Baptist Vryders — mariés le 10 février 1851, Merchtem
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
Maria CatharinaDe Proft1826 – 1894Joannes BaptistVryders1823 – 1899

Les pièces

Les documents d’archives rassemblés pour cette personne — cliquer pour ouvrir l’image en pleine taille.

Acte décès Merchtem n58 — 30 mai 1894
Acte décès Merchtem n58 — 30 mai 18941894-05-30_acte-deces-Merchtem-n58.jpg

Ce que les actes racontent

Elle signe

Maria Catharina De Proft naît à Merchtem le 9 octobre 1826 et s'y marie à vingt-quatre ans, le 10 février 1851, avec un cultivateur du village de trois ans son aîné. Sa mère est morte sept ans plus tôt ; son père, cultivateur de septante-quatre ans, est là et consent.

Puis elle prend la plume. Sur l'acte, après le marié, il y a sa signature à elle — M. C. De Proft — et celle de son père juste après. Trois femmes sur quatre ne signaient pas dans ces registres ; elle savait écrire.

C'est aussi elle qui a rendu son nom à sa famille. Sur l'acte de naissance de son fils, écrit vite, ce nom se lisait autrement, et il désignait alors une tout autre lignée du Brabant. Les actes de ses jumelles, plus soignés, avaient déjà fait douter. Sa propre signature a clos la question : c'est bien ainsi qu'elle écrivait son nom.

Aux naissances de ses trois enfants, en revanche, elle n'apparaît jamais : elle relève de couches, et c'est son mari qui va déclarer. Les registres ne gardent d'elle qu'un âge, un métier — cultivatrice — et cette signature.

Elle meurt à la Breedstraeten

Elle meurt chez elle le 29 mai 1894, à six heures du soir, à soixante-sept ans. L'adresse est celle de la Breedstraeten, quartier F, numéro deux : la rue de son fils, qui habite trente numéros plus loin. Son mari, cultivateur de septante et un ans, lui survit.

Deux hommes viennent le déclarer le lendemain matin — un voisin de vingt-cinq ans, et son gendre, Pierre Van Rombeeck, soixante-deux ans. Ce mot de gendre est une trouvaille à lui seul : il dit une fille mariée dont nous ne connaissions ni le nom ni l'existence.

Son acte de décès, traduit du néerlandais :

L'an mil huit cent quatre-vingt-quatorze, le trente mai à dix heures du matin, devant nous Constant De Guest, bourgmestre, en l'absence de l'échevin Philippe De Donder, officier de l'état civil de la commune de Merchtem […] ont comparu Pierre Van Rombeeck, âgé de soixante-deux ans, cultivateur demeurant à Merchtem, gendre de la défunte, et François Puttemans, âgé de vingt-cinq ans, cultivateur demeurant à Merchtem, voisin de la défunte, lesquels nous ont déclaré que Maria Catharina De Proft, cultivatrice demeurant à Merchtem, née ici le dix-neuf octobre mil huit cent vingt-six, épouse de Jan Baptist Vryders, âgé de septante et un ans, cultivateur demeurant à Merchtem, fille de feu Josephus et de feue Maria Anna Boogmans, est décédée en son domicile, Breedstraeten, quartier F n° 2, le vingt-neuf mai à six heures du soir.

Une chose y cloche. L'acte la dit née le dix-neuf octobre, quand son acte de mariage disait le neuf. Deux registres de la même commune, dix jours d'écart, et rien pour trancher tant que son acte de naissance n'est pas retrouvé.

Sources