La petite histoire

Sosa 109 · Génération VII · Branche Warnant

Marie Reine Notte

† ap. 1817

Vérifié sur document

Nommée au baptême de son fils Jacques Joseph, à Lesve le 19 novembre 1778 : le curé avait écrit « Josephae », l’a biffé et a écrit « Reginae » au-dessus. Sa sœur probable, Marie Josèphe Notte, est marraine de l’enfant. Au mariage de ce fils, en 1812, elle donne son consentement et déclare ne savoir signer. Cinq ans plus tard, le 30 mars 1817, sa fille Marie Thérèse se marie à Arbre : elle est veuve, ménagère à Besinne, et l’officier d’Arbre l’écrit à son tour « marie reine notte ». Elle meurt après cette date, domiciliée en dernier lieu à Arbre. Inconnue de tous les arbres consultés.

Décèsaprès 30 mars 1817
ProfessionMénagère
RésidenceLesve · Arbre
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
inconnus
Marie ReineNotte† ap. 1817Jean JosephColart† av. 1817

Ce que les actes racontent

Un prénom rare, écrit par trois mains

Marie Reine Notte apparaît le même jour que son mari, dans la même phrase, au mariage de leur fils à Lesve le 17 mai 1812 : fils de Jean Joseph Colart, demeurant à Lesve, et de Marie Reine Notte. Leur fils est majeur, mais elle donne tout de même son consentement, et l’officier écrit qu’elle déclare ne savoir signer. Elle vivait donc, ce printemps-là, et elle était là pour le dire.

Son fils naît en novembre 1778 : elle a donc épousé Jean Joseph Colart avant cette date, dans un registre de paroisse qui reste à ouvrir.

Reste son prénom. Reine est rare — il existe, comme forme française de Regina, mais nous ne l’avons longtemps lu que sous la plume rapide de l’officier de Lesve, et son patronyme, Notte, se confond sous ces mains-là avec Notet ou Nautet.

Un baptême de 1778 avait rendu un premier service. Le curé y avait écrit Josephæ pour le prénom de cette mère, puis l’a biffé et a écrit Reginæ au-dessus : il s’est repris sur place, au moment de l’acte.

La troisième main est venue d’Arbre. Le 30 mars 1817, sa fille Marie Thérèse épouse Martin Joseph Pirson, journalier comme elle, à la maison communale du village. Le maire écrit qu’elle est « fille de Collart jean joseph, décédé, et de marie reine notte, ménagère, demeurant à Besinne ». Le nom tient. Et l’acte dit deux choses de plus : elle a quitté Lesve pour le hameau de Besinne, et elle est veuve. Son mari est mort entre ces deux mariages d’enfants, entre le printemps 1812 et celui de 1817.

Sources