La petite histoire

Collatéral · fille de Jean Joseph Colart (sosa 108)

Marie Thérèse Colart

1787 – 1873

aussi écrite Marie Joseph Colard (1873, son acte de décès), Marie Thérèse Collart (1817, son mariage)

Vérifié sur document

Sœur de Jacques Joseph Colart, fille de Jean Joseph Colart et de Marie Reine Notte. Née à Besinne, le hameau d’Arbre, le 18 mars 1787, quand son frère était né à Lesve en 1778 : le ménage a quitté Lesve pour Arbre entre ces deux dates. Journalière, elle épouse à Arbre le 30 mars 1817 Martin Joseph Pirson, journalier du hameau ; son père est alors mort, sa mère vit à Besinne. Elle fait sa marque, lui signe. Leur fils Dieudonné Joseph naît à Besinne le 28 janvier 1818. Veuve, elle meurt à Lesve le 10 décembre 1873, à quatre-vingt-six ans, déclarée par ce fils, scieur de long, et par un petit-fils de vingt et un ans. Son acte de mariage l’appelle Marie Thérèse, son acte de décès Marie Joseph.

Naissance18 mars 1787, Arbre
Décès10 décembre 1873, Lesve
ProfessionJournalière
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
Jean JosephColart† av. 1817Marie ReineNotte† ap. 1817
Marie ThérèseColart1787 – 1873

Les pièces

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Acte mariage Arbre — 30 mars 1817
Acte mariage Arbre — 30 mars 18171817-03-30_acte-mariage-Arbre.jpg
L'acte de naissance de son fils Dieudonné Joseph, Arbre, 1er février 1818 : le père, scieur de bois, signe lui-même
L’acte de naissance de son fils Dieudonné Joseph, Arbre, 1er février 1818 : le père, scieur de bois, signe lui-même1818-02-01_acte-naissance-son-fils-Arbre.jpg
Son acte de décès — Lesve, 13 décembre 1873 : il nomme ses deux parents, son mari, son fils et son petit-fils
Son acte de décès — Lesve, 13 décembre 1873 : il nomme ses deux parents, son mari, son fils et son petit-fils1873-12-13_acte-deces-Lesve_n33.jpg

Ce que les actes racontent

La sœur qu’on ne cherchait pas

On tirait l’acte de décès d’un bébé d’un mois, en octobre 1873. Deux pages plus loin, dans le même registre, une vieille femme de quatre-vingt-six ans meurt à Lesve, et l’acte nomme ses parents : Jean Joseph Colart, journalier, et Marie Notte, ménagère, tous deux morts et domiciliés en dernier lieu à Arbre.

Ce sont les parents de notre ancêtre Jacques Joseph. Cette femme est sa sœur.

Du treizième jour du mois de décembre mil huit cent soixante-treize, à quatre heures de relevée. Acte de décès de Marie Joseph Colard, veuve de Martin Pirson, décédée le dix à onze heures du soir, âgée de quatre-vingt-six ans, née à Besinne commune d’Arbre, demeurant à Lesve province de Namur, fille de feu Jean Joseph Colard, profession de journalier, domicilié en dernier lieu à Arbre, et de feue Marie Notte, profession de ménagère, domiciliée en dernier lieu à Arbre. Sur la déclaration faite par Dieudonné Pirson, âgé de cinquante-six ans, demeurant à Lesve, profession de scieur de long, qui a dit être fils de la défunte, et par Julien Gustin, âgé de vingt et un ans, journalier à Lesve, qui a dit être petit-fils de la défunte. Constaté par Lambert Joseph Legros, bourgmestre.

L’acte l’appelle Marie Joseph ; son acte de mariage, cinquante-six ans plus tôt, disait Marie Thérèse, et c’est ce prénom-là qu’elle avait porté devant le maire. Veuve, elle avait fini ses jours chez les siens, et c’est son fils qui vient la déclarer — cinquante-six ans, scieur de long au village — accompagné d’un petit-fils de vingt et un ans. Le petit-fils signe ; le fils ne le peut pas, et l’officier prend la peine d’écrire pourquoi : « à cause de tremblement de la main ». Cinquante-cinq ans plus tôt, son père, Martin Joseph Pirson, scieur de bois à Besinne, avait signé lui-même son acte de naissance.

Ce que sa naissance déplace

Elle est née à Besinne, un hameau de la commune d’Arbre, vers 1787. Son frère était né à Lesve, neuf ans plus tôt. Entre les deux, la famille a déménagé.

Cela éclaire une erreur qui nous avait coûté du temps. L’acte de décès de son frère, en 1855, le disait « né à Arbre ». C’était faux : il était né à Lesve et l’avait déclaré lui-même, en signant, quarante-trois ans plus tôt. Mais le gendre qui a répondu au greffier ce jour-là ne parlait pas en l’air — il donnait le village des Colart, et les Colart étaient bien d’Arbre.

Un domicile juste ne fait pas un berceau juste, et c’est exactement là que ces actes trompent.

Sources