La petite histoire

Sosa 129 · Génération VIII · La huitième génération · Branche Heyvaert

Anna Maria Sergonne

aussi écrite Sergogne (1765-1769, aux baptêmes de ses enfants), Sergoigne (1783, à la sépulture de son mari), Sergoeijnne (1831, à l'extrait de décès de son fils)

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Née à Wolvertem, elle vit à Brussegem quand elle épouse Andreas Heyvaert, le 17 janvier 1764 : le curé qui les unit se dit son propre pasteur, et c'est ce qui explique que le mariage se soit célébré là plutôt que chez lui. Elle lui donne au moins cinq enfants à Meuzegem entre 1765 et 1777, et son mari meurt en 1783. L'extrait de 1831 l'appelait « Joanna Maria Sergoeijnne » ; son propre acte de mariage l'écrit autrement, et c'est lui qui fait foi.

RésidenceBrussegem
UnionAndreas Heyvaert — mariés le 17 janvier 1764, Brussegem
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
inconnus
Anna MariaSergonneAndreasHeyvaert† 1783
JosephusHeyvaert1769 – 1831

Ce que les actes racontent

La femme qu'on cherchait au mauvais village

Son nom a longtemps été celui qu'un greffier de 1831 avait écrit dans un extrait — une copie de copie, faite pour un dossier de mariage septante ans après sa mort. Il l'appelait « Joanna Maria Sergoeijnne ». Son propre acte de mariage, retrouvé le 14 septembre 2026, l'appelle Anna Maria Sergonne, et c'est celui-là qui fait foi.

Le 17 janvier 1764, à Brussegem, elle épouse Andreas Heyvaert, de Meuzegem, qui était veuf et père d'au moins quatre enfants. Elle lui en donnera cinq de plus, entre 1765 et 1777, dont notre ancêtre.

Cet acte a coûté six paroisses, et c'est elle qui en est la raison. Il dit qu'elle est « de Wolvertem » — et l'on a donc cherché à Wolvertem, puis dans chacun de ses hameaux, puis chez le mari, puis chez les voisins. En vain. La réponse était dans la même phrase, trois mots plus loin : le curé qui les marie se dit son pasteur. Elle était née à Wolvertem, mais elle vivait à Brussegem, et c'est dans la paroisse où l'on habite qu'on se marie, pas dans celle où l'on est né.

Un homme l'accompagne ce jour-là, Egidius Sergonne, qui est sans doute son frère. Cinq ans plus tard, il tiendra son fils sur les fonts baptismaux et lui donnera son prénom — ce même prénom qui, recopié de travers en 1831, fera croire pendant des années que son mari s'appelait Egidius.

Elle est encore vivante en juillet 1783, quand on enterre son mari : le registre la nomme. Après, on perd sa trace.

Sources