La petite histoire

Sosa 114 · Génération VII · Branche Defleur

Hubert Michel Durant

1773 – 1839

aussi écrit Durand (1840), Michel Durand (1817, à la naissance de Marie Catherine), Hubert Joseph Durant (1825 et 1828, aux naissances de Marie Thérèse et de Sébastien)

Vérifié sur document

Baptisé à Fronville le 28 septembre 1773, fils légitime de Jean Baptiste Durant et de Marguerite Dequenoy ; parrain Louis Lambert, marraine Marie Françoise Bourgeois ; le curé note que les parents se sont mariés « a Bruxelles a la chapelle », sans dire où ils habitent. Le baptême ne donne pas le jour de la naissance ; son acte de mariage la date de ce même 28 septembre, et ses parents vivent alors à Porcheresse. Domestique laboureur, il épouse à Sommière, le 6 février 1811, à trente-sept ans, Marie Catherine Piette, qui en a vingt-deux ; sa mère et celle de la mariée consentent, et ni l’une ni l’autre, ni les époux, ne savent signer. L’acte est dressé par le maire Pierre Joseph Melot. Domestique à Sommière, illettré, il déclare lui-même la naissance de sa fille Rosalie Louise le 20 juillet 1814. Le couple a huit enfants, tous nés à Sommière et tous connus par leur acte : Anne Joseph le 30 avril 1811, moins de trois mois après la noce, Rosalie Louise en 1814, Marie Catherine en 1817, Eugénie Joseph en 1820, Joseph Félicitée Cécile en 1822, Marie Thérèse en 1825, Sébastien Joseph Hubert en 1828 et Jacques Alphonse en 1833 ; les tables décennales de Sommière n’en portent pas d’autre. Il les déclare tous, sauf Eugénie, que sa mère vient déclarer deux mois après sa naissance. Les actes le disent journalier en 1817 et domestique ensuite ; en 1817 il est inscrit « Michel Durand », en 1825 et 1828 « Hubert Joseph ». En 1825 et en 1828, il demeure à Graux, quand sa femme demeure à Sommière ; en 1833, à « Bouvignet », sans doute Bouvignes ; en 1836, d’après le relevé du mariage de sa fille Anne Joseph, de nouveau domestique à Graux. Il meurt à Sommière le 12 avril 1839 à cinq heures du soir, à soixante-cinq ans, époux de Marie Catherine Piette ; l’acte le dit né à « Frouville », province de Namur, et fils de feu Jean Baptiste Durant et de feue Marguerite Dequenoy. Déclaré par un voisin et ami, et par un ami.

Naissance28 septembre 1773, Fronville
Décès12 avril 1839, Sommière
ProfessionDomestique laboureur · Journalier · Domestique
RésidenceSommière
UnionMarie Catherine Piette — mariés le 6 février 1811, Sommière
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
Hubert MichelDurant1773 – 1839Marie CatherinePiette1788 – 1849

Les pièces

Les documents d’archives rassemblés pour cette personne — cliquer pour ouvrir l’image en pleine taille.

Acte de baptême de Hubert Michel Durant, paroisse de Fronville, 28 septembre 1773 — fils de Jean Baptiste Durant et de Marguerite Dequenoÿ, « mariés à Bruxelles à la chapelle »
Acte de baptême de Hubert Michel Durant, paroisse de Fronville, 28 septembre 1773 — fils de Jean Baptiste Durant et de Marguerite Dequenoÿ, « mariés à Bruxelles à la chapelle »1773-09-28_acte-bapteme-Fronville.jpg
Acte de mariage de Hubert Michel Durant et de Marie Catherine Joseph Piette, Sommière, 6 février 1811 — né à Fronville le 28 septembre 1773 ; les deux mères consentent
Acte de mariage de Hubert Michel Durant et de Marie Catherine Joseph Piette, Sommière, 6 février 1811 — né à Fronville le 28 septembre 1773 ; les deux mères consentent1811-02-06_acte-mariage-Sommiere.jpg
Acte de décès de Hubert Michel Durant, Sommière, 13 avril 1839
Acte de décès de Hubert Michel Durant, Sommière, 13 avril 18391839-04-13_acte-deces.jpg

Ce que les actes racontent

Le domestique de Sommière

Hubert Michel Durant n’est pas de Sommière. Il est baptisé à Fronville, du côté de Hotton, le 28 septembre 1773, fils légitime de Jean Baptiste Durant et de Marguerite Dequenoy. Le registre ne dit pas le jour de sa naissance ; son acte de mariage donnera ce même 28 septembre.

L’an mille sept cens septante trois du mois de 7bre le 28me jour a été baptisé Hubert Michel fils legitime de Jean batiste Durant et de marguerite dequenoÿ sa femme lesquels ont estés mariés a Bruxelles a la chapelle. Le parain a été Louis Lambert et la Maraine marie françoise Bourgeois ce que j’atteste Gabriel Joseph Constant Curé de la paroisse de frondville S: T: B: H:

Le curé de Fronville, Gabriel Joseph Constant, note pour chaque baptême où les parents se sont mariés et où ils habitent : à Fronville, à Noiseux, à Hodister, et ils vivent à Monville ou à Deulin. Pour les Durant, il écrit qu’ils « ont estés mariés a Bruxelles a la chapelle », sans doute à Notre-Dame de la Chapelle, et il ne dit pas où ils habitent. C’est le seul couple de la page marié si loin. D’où ils venaient, et pourquoi ils étaient à Fronville cet automne-là, nous ne le savons pas : leur mariage, à Bruxelles, n’a pas encore été cherché.

On ne sait pas quand Hubert Michel descend vers la Meuse ; en 1811, il est domestique laboureur, et ses parents vivent à Porcheresse.

Le 6 février de cette année-là, à trente-sept ans, il épouse à Sommière Marie Catherine Piette, qui en a vingt-deux. Leurs deux mères consentent ; ni elles, ni les mariés ne savent signer. Quatre hommes du village servent de témoins, dont un charron, Pierre Joseph Suray, et c’est le maire, Pierre Joseph Melot, qui les unit.

Du sixième jour du mois de février dix-huit cent onze, à neuf heures du matin. Acte de mariage de Durant Hubert Michel, âgé de trente-sept ans, né à Fronville sous la ci-devant paroisse de ce nom, département de Sambre-et-Meuse, le vingt-huitième jour de septembre 1770 et trois, profession de domestique laboureur, demeurant à Lesne [?], département de Sambre-et-Meuse, fils légitime de Jean Baptiste Durant et de Marguerite Dequesnoy, demeurant à Porcheresse. Et de Marie Catherine Joseph Piette, âgée de vingt-deux ans, née à Sommière sous la ci-devant paroisse de ce nom, département de Sambre-et-Meuse, le six juillet dix-sept cent quatre-vingt et huit, demeurant à Sommière, fille légitime de feu Jean Charles Piette et Marie Anne Hanense [?], demeurante à Sommière. Les mères des époux ont consenti au mariage en présence des témoins et ont déclaré ne savoir écrire ni signer. Les actes préliminaires sont extrait des registres des publications de mariage faites à Sommière le deux et le huit février dix-huit cent onze […]. Il n’y a point eu d’opposition. […] En présence de Sébastien Collin, ami des conjoints, propriétaire, âgé de cinquante ans ; de Pierre Joseph Suray, voisin, charron, âgé de vingt-sept ans ; de Jean Joseph Henuzet, ami des époux, journalier, âgé de vingt-quatre ans ; et de Jean Joseph Higuet, aussi voisin, domestique de labour, âgé de vingt-neuf ans. Après quoi, moi Pierre Joseph Melot, maire de Sommière […] ; signé […] excepté le dernier témoin et les deux époux, qui nous ont déclaré ne savoir le faire. — Sébastien Colin · Pierre Joseph Suray · Jean Joseph Henuzet · Melot, maire.

La première enfant, Anne Joseph, naît le 30 avril 1811, moins de trois mois après la noce. Le 20 juillet 1814, il vient déclarer la naissance de sa fille Rosalie Louise, et déclare ne savoir écrire. Six autres suivent, tous à Sommière : Marie Catherine en 1817, Eugénie Joseph en 1820, Joseph Félicitée Cécile en 1822, Marie Thérèse en 1825, Sébastien Joseph Hubert, le premier garçon, en 1828, et Jacques Alphonse en 1833. Huit enfants en vingt-deux ans, dont aucun ne meurt au berceau.

Les actes montrent un homme souvent ailleurs. En 1820, c’est sa femme qui déclare Eugénie, deux mois après la naissance. En 1825 et en 1828, il est domestique à Graux, et elle vit à Sommière avec les enfants. En 1833, il demeure dans un autre lieu, que l’encre pâle ne laisse pas lire. Il revient pourtant chaque fois déclarer ses enfants, sauf en 1820.

Il meurt à Sommière le 12 avril 1839, à cinq heures du soir. Il avait soixante-cinq ans, il était domestique, et ce sont deux hommes du village — un journalier qui se dit son voisin et ami, un fermier qui se dit son ami — qui viennent le lendemain déclarer sa mort. Ni sa femme ni ses enfants ne sont nommés parmi les déclarants ; c’est fréquent, et ça ne dit rien de plus. L’acte le dit né à « Frouville », province de Namur : c’est bien Fronville, que son mariage écrivait en toutes lettres.

Du treizième jour du mois d’avril mil huit cent trente-neuf, à huit heures du matin. Acte de décès de Hubert Michel Durant, époux de Marie Catherine Piette, décédé le douze avril à cinq heures de relevée, profession de domestique, âgé de soixante-cinq ans, né à Frouville (?), province de Namur, demeurant à Sommière, fils de feu Jean Baptiste Durant, décédé, et de feue Marguerite Dequenoy, décédée. Sur la déclaration faite par Théodorique Joseph Pirson, âgé de quarante-deux ans, demeurant à Sommière, profession de journalier, qui a dit être voisin et ami du défunt, et par Hubert Delchambre, âgé de quarante-huit ans, demeurant à Sommière, profession de fermier, qui a dit être ami du défunt. Constaté suivant la loi par moi Pierre Joseph Pirson, Bourgmestre de la commune de Sommière, faisant les fonctions d’officier public de l’état civil, et après lecture faite aux déclarants, ont signé avec moi. T. J. Pirson · H. Delchambre · P. J. Pirson.

Sources