La petite histoire

Sosa 110 · Génération VII · La septième génération · Branche Warnant

Jean Nicolas Dantar

† av. 1812

aussi écrit Jean Nicolas Dautard (1812)

Vérifié sur document

Natif d'Arbre, et non de Lesve : le baptême de sa fille, en 1784, le dit expressément, lui et sa femme (6). Il est établi à Lesve, où il vit encore quand il tient cet enfant sur les fonts — et où il trace une croix, ne sachant pas signer. Le mariage de cette fille, en mai 1812, le dit décédé : c'est alors la mère qui consent (4). Sa fille étant née en août 1784, il est né au plus tard vers 1764. La marraine de l'enfant, Marie Magdelaine Dantar, est native de Chalon en Bourgogne : le patronyme vient donc de loin, ce qui explique qu'il détonne dans le village. Le nom est pourtant implanté au pays : un « Ferdinand Dantard » se marie à Lesve en 1816, et deux « Dautard » y naissent en 1817 et 1820 — piste de fratrie. Inconnu de tous les arbres consultés.

Décèsavant 17 mai 1812
RésidenceLesve
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
inconnus
Jean NicolasDantar† av. 1812Julienne Marie JosephCollart

Ce que les actes racontent

Déjà mort quand sa fille se marie

Jean Nicolas Dantar n'est nommé qu'une fois, et au passé. Le 17 mai 1812, à Lesve, sa fille Marie Thérèse épouse Jacques Joseph Colart, et l'officier la dit fille d'un homme décédé, demeurant à Lesve, et de Julienne Marie Joseph Collart, mère consentante :

[…] fille de jean Nicolas Dautard, décédé, demeurant à Lesve, et de julienne marie joseph Collart, mère consentante […]

C'est parce qu'il est mort que sa veuve doit consentir seule.

Deux mots suffisent donc à le situer dans le temps : vivant en 1784, quand naît cette fille ; mort avant le printemps de 1812. Rien ne resserre encore l'intervalle. Son acte de décès, quelque part dans les registres de Lesve ou dans ceux de la paroisse, dirait son âge — donc sa naissance — et le nom de ses parents.

Son nom, lui, flotte. Le greffier de 1812 écrit « Dautard » ; celui qui déclare la naissance de sa petite-fille, en 1830, écrit Dantar ; ceux de 1855 et de 1894 écrivent « Bantar » et « Bantard ». Quatre formes pour un seul homme. C'est le baptême de sa fille, en 1784, qui tranche : le curé écrit Dantar en marge, et c'est le seul acte où elle paraisse enfant.

Le nom n'est pas du pays. La marraine de ce baptême, une Dantar elle aussi, est dite native de Chalon, en Bourgogne. Et le curé ajoute que les parents de l'enfant sont tous deux natifs d'Arbre : ce n'est donc pas à Lesve qu'il faudra chercher leur mariage.

Le village en compte d'autres. Un Ferdinand Dantar s'y marie en janvier 1816, et deux enfants de ce ménage naissent en 1817 et 1820 : très probablement un frère, puis des nièces. Son acte de mariage nommerait les mêmes parents d'une seconde plume — c'est le contrôle le plus simple qui reste à faire.

Sources