La petite histoire

Sosa 120 · Génération VII · Branche Defleur

Philippe Joseph Jadot

1759 – 1801

Vérifié sur document

Très probablement baptisé à Lesve le 9 mai 1759, le jour de sa naissance, fils de Louis Joseph Jadot et d’Anne Josèphe Biot ; parrain Philippe Bouvesse. Aucun acte ne dit que ce baptisé est le marié de 1791 ; mais c’est le seul Philippe Jadot baptisé à Lesve de 1744 à 1778, il aurait eu trente-deux ans au mariage, et en 1787 un « Philippe Jadot, son frère et son tuteur » consent au mariage d’une Marie Joseph Jadot mineure, quand le couple Jadot × Biot avait une Marie Joseph née en 1763 et était mort tout entier (1776, 1781). Natif et paroissien de Lesve, il y épouse le 2 juin 1791, majeur, Anne Marie Joseph Pochet, après trois bans ; les témoins sont Gislain Joseph Colart et Matthieu Joseph Pochet ; il signe « P. J. Jadot », elle fait sa marque. Artisan à Lesve en 1798, quand il vient déclarer la naissance de son fils Nicolas Joseph et signe l’acte de sa main ; journalier au mariage de ce fils en 1820, où il est dit feu ; scieur de long dans l’acte de décès du même fils en 1866. C’est de lui que vient la signature des Jadot. Un autre fils, Martin Joseph, est né le 3 janvier 1795. Il meurt à Lesve le 1er février 1801 et il est enterré le lendemain : aucun acte ne le dit — le registre des décès de l’an IX est resté vide —, mais quatre voisins, Louis Joseph Roland, Gislain Joseph et François Joseph Colet et Jean Joseph Roland, le certifient en avril 1828 au mariage de son fils Martin, l’officier ne pouvant se procurer l’acte ; sa veuve y consent et ne sait signer. En 1820 déjà, il est dit feu au mariage de Nicolas Joseph. Au mariage de son petit-fils Julien, en 1869, celui-ci jure ignorer le lieu et la date de ce décès, et les quatre témoins jurent en ignorer le lieu.

Naissance9 mai 1759, Lesve
Décès1ᵉʳ février 1801, Lesve
ProfessionArtisan · Journalier · Scieur de long
RésidenceLesve
UnionAnne Marie Pochet — mariés le 2 juin 1791, Lesve
Sa parenté proche · voir dans l’arbre
Philippe JosephJadot1759 – 1801Anne MariePochet1758 – 1840

Les pièces

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Acte de baptême de Philippe Joseph Jadot, paroisse Saint Wilmar de Lesve, 9 mai 1759 — fils de Louis Joseph Jadot et d'Anne Josèphe Biot
Acte de baptême de Philippe Joseph Jadot, paroisse Saint Wilmar de Lesve, 9 mai 1759 — fils de Louis Joseph Jadot et d’Anne Josèphe Biot1759-05-09_bapteme-Lesve.jpg
Acte de mariage de Philippe Joseph Jadot et d'Anne Marie Joseph Pochet, paroisse Saint Wilmar de Lesve, 2 juin 1791 — il signe, elle fait sa marque
Acte de mariage de Philippe Joseph Jadot et d’Anne Marie Joseph Pochet, paroisse Saint Wilmar de Lesve, 2 juin 1791 — il signe, elle fait sa marque1791-06-02_acte-mariage-Lesve.jpg

Ce que les actes racontent

L’aïeul dont personne ne savait la mort

Philippe Joseph Jadot était scieur de long à Lesve, le métier qu’il a transmis à son fils Nicolas Joseph, né vers 1798, et que son petit-fils Félicien exercera encore.

Il est très probablement né à Lesve le 9 mai 1759, et baptisé le jour même, troisième des sept enfants de Louis Joseph Jadot et d’Anne Josèphe Biot. Son parrain s’appelait Philippe, comme lui.

1759. Maii 9a baptizatus est Philippus Josephus hodie natus filius Ludovici Josephi Jadot et Annae Josephae Biot conjugum, suscip. Philippo Bouvesse et Maria Josepha Legros.

Est-ce bien lui ?

Aucun acte ne le dit : son mariage, en 1791, ne nomme pas ses parents. Mais le registre des baptêmes de Lesve, lu en entier de 1744 à 1778, ne connaît qu’un Philippe Jadot, celui-là ; le marié de 1791 se dit natif de Lesve, et il aurait eu trente-deux ans. Surtout, en 1787, quand une Marie Joseph Jadot encore mineure se marie au village, c’est « Philippe Jadot, son frère et son tuteur » qui consent : or le couple Jadot × Biot avait une Marie Joseph, née en 1763, et il n’était plus là pour consentir. Anne Josèphe Biot meurt le 29 mai 1781, « veuve Louis Jadot » ; le seul Louis Jadot que le registre enterre est mort au val de Marlagne, en avril 1776. Si c’est bien lui, Philippe Joseph a perdu son père à seize ans et sa mère à vingt-deux. Le mariage de 1787, lu en entier, pourrait le confirmer ; son acte de décès ne le fera pas, car il n’a jamais été dressé.

Le mariage

Le 2 juin 1791, dans l’église du village, il épouse Anne Marie Joseph Pochet, qui a trente-deux ans ; tous deux sont dits « en âge de majorité ». Les bans ont été publiés trois fois. Il signe « P. J. Jadot » d’une main nette ; elle fait une croix.

L’an mil sept cent quatre vingt onze le deux du mois de juin après la publication de trois bans, se sont mariés en présence de moi soussigné dans l’église de Lesves philippe joseph Jadot et anne marie joseph pochet natifs et paroissiens de Lesves en âge de majorité en présence de gislain joseph Colart et de Matthieu joseph pochet témoins à ce requis et spécialement appellés. — P. J. Jadot · La marque + d’anne marie joseph pochet pour ne savoir écrire · G. J. Colart · M. J. Pochet · J. A. Thiry, curé.

On lui connaît deux fils, Martin Joseph, né le 3 janvier 1795, et Nicolas Joseph, notre ancêtre, né en février 1798, dont il vient lui-même déclarer la naissance.

Une mort sans acte

Il meurt le 1er février 1801, à Lesve — à quarante et un ans, si le baptême de 1759 est le sien —, et il est enterré le lendemain. Aucun acte ne le dit. Le registre des décès que la mairie ouvre cette année-là, l’an IX de la République, est paraphé et reste vide : personne n’y inscrit un seul mort. Vingt-sept ans plus tard, quand son fils Martin se marie, l’officier ne trouve pas l’acte. Quatre voisins de Philippe Joseph, Louis Joseph Roland, Gislain Joseph et François Joseph Colet, et Jean Joseph Roland, viennent alors certifier ce qu’ils savent : il est mort le premier février 1801 et a été enterré le lendemain. C’est un souvenir de voisins, et non un acte ; mais c’est tout ce qui reste de sa mort.

Quarante ans plus tard encore, en mai 1869, son petit-fils Julien, orphelin, doit jurer devant l’échevin qu’il ignore où et quand son grand-père est mort, et ses quatre témoins jurent qu’ils en ignorent le lieu. Ce que savaient les voisins de 1828 s’était perdu.

Sources